Solitaire et jeux de cartes gratuits

Solitaire et patience : Klondike, Spider, FreeCell, Pyramide, TriPeaks, mais aussi gin rami, bridge et jeux façon Uno. Règles, conseils et donne du jour.

Un jeu de 52 cartes suffit à occuper une soirée, seul ou contre l’ordinateur. Les deux sont ici : toutes les patiences, du Klondike au Spider, et les jeux de cartes à plusieurs, gin rami, bridge et jeux de défausse à la Uno. Pour chaque famille : la règle complète, ce qui la distingue des autres et les conseils d’un joueur aguerri.

Patience, réussite, solitaire : de quoi parle-t-on ?

En français, les trois mots désignent la même chose : un jeu de cartes qui se joue seul. « Solitaire » s’est imposé avec l’informatique, mais beaucoup de joueurs disent encore faire une patience ou une réussite. Quand quelqu’un dit simplement « un solitaire », il pense presque toujours au Klondike, celui de Windows.

Ces jeux sont apparus en Europe à la fin du XVIIIe siècle, et les premiers recueils de règles datent du XIXe. Le grand tournant arrive en 1990 : Windows 3.0 est livré avec un solitaire.

Un peu de vocabulaire, utile pour lire les règles :

  • les fondations, ou piles de base : les quatre piles à remplir de l’as au roi, une par couleur ;
  • le tableau : les colonnes de cartes au milieu ;
  • le talon, ou la pioche : les cartes qui restent à distribuer ;
  • la défausse : les cartes retournées depuis le talon ;
  • la couleur : pique, cœur, carreau ou trèfle. Quand une règle parle d’alterner rouge et noir, elle dit « couleurs alternées » ; quand elle demande la même couleur, elle veut dire le même signe, cœur sur cœur.

Le Klondike en détail

Mise en place et règle

Le Klondike doit son nom à la ruée vers l’or du Klondike, au Canada. On distribue 28 cartes en sept colonnes : une carte dans la première, deux dans la deuxième, jusqu’à sept dans la dernière. Seule la carte du dessus de chaque colonne est retournée. Les 24 cartes restantes forment le talon.

Dans les colonnes, tu poses une carte sur une carte de rang immédiatement supérieur et de couleur opposée : un 7 rouge sur un 8 noir. Tu peux déplacer d’un bloc toute une suite bien ordonnée. Quand une carte cachée se retrouve en haut d’une colonne, elle se retourne. Une colonne vide n’accepte qu’un roi, ou une suite qui commence par un roi. Le but est de monter les quatre fondations de l’as au roi.

Une carte ou trois cartes ?

En mode 1 carte, chaque clic sur le talon retourne une carte, et toutes passent sous tes yeux à chaque tour. En mode 3 cartes, il en retourne trois et seule celle du dessus est jouable : une carte sur trois t’est accessible, et l’ordre change dès que tu en joues une. Le mode 3 cartes est nettement plus difficile, et toutes les donnes ne sont pas gagnables, même en mode 1 carte.

Les conseils pour gagner plus souvent

  • Retourne une carte cachée chaque fois que tu as le choix. C’est la seule information qui te manque. Commence par les colonnes qui en cachent le plus, celles de droite.
  • Ne monte pas trop vite les 4 et les 5 dans les fondations. Ils servent souvent à recevoir une carte qui libérerait une colonne.
  • Ne vide une colonne que si un roi attend d’y aller. Et quand deux rois peuvent y aller, choisis celui dont la dame de couleur opposée est disponible.
  • En mode 3 cartes, avant de jouer une carte de la défausse, demande-toi ce que ça change au cycle du talon : prendre une carte décale toutes les suivantes.

Où jouer au Klondike

Classic Solitaire est la version sans fioritures : sept colonnes, quatre fondations, un talon, pas de missions ni de niveaux. Klondike Solitaire te fait choisir 1 ou 3 cartes, a un bouton d’indice, et son chrono de dix minutes ne démarre qu’au premier déplacement : prends le temps de repérer les as et de choisir ta première colonne avant de toucher une carte. On trouve aussi Solitaire Klondike, Solitaire Classic, sa version de Noël Solitaire Classic Christmas, et 3D Solitaire, en relief.

Les solitaires où tout est visible

Ici, tout le tableau est visible dès le départ : on perd surtout par manque de plan, pas par malchance.

Le FreeCell

Les 52 cartes sont étalées face visible en huit colonnes. En haut, quatre cellules libres, qui gardent chacune une carte, et quatre fondations. Dans les colonnes, on descend en alternant les couleurs, comme au Klondike, mais on ne déplace qu’une carte à la fois. La plupart des versions permettent de bouger une suite entière quand il y a assez de place pour le faire carte par carte.

Le FreeCell a été inventé en 1978 par Paul Alfille, puis rendu célèbre par Windows. Presque toutes les donnes se gagnent : sur les 32 000 donnes de la version Windows, seule la numéro 11982 n’a pas de solution.

Le calcul qui change tout : tu peux déplacer d’un coup une carte de plus que le nombre de cellules libres, et ce nombre double pour chaque colonne vide. Une colonne vide vaut donc bien plus qu’une cellule libre. Ne remplis jamais les quatre cellules sans savoir comment les vider, et cherche tôt les as et les 2 enfouis.

FreeCell Solitaire Classic garde tes statistiques, dont le plus petit nombre de coups : de quoi progresser. FreeCell Solitaire affiche le numéro de la donne, et un double clic envoie une carte vers une cellule libre.

Les Quarante Voleurs

Forty Thieves Solitaire, les Quarante Voleurs en français, se joue avec deux jeux. Dix colonnes de quatre cartes visibles, les quarante voleurs du nom, huit fondations, deux par couleur. On descend dans la même couleur, une carte à la fois. Il a la réputation de se gagner rarement. Au départ, le jeu te fait choisir entre un talon qu’on peut repasser sans limite et un talon qu’on ne parcourt qu’une fois. Avec un seul passage, chaque carte que tu laisses filer est perdue : réfléchis avant de retourner, pas après.

Addiction Solitaire

Addiction Solitaire appartient à la famille que les anglophones appellent Gaps ou Montana. Tout le jeu est étalé en quatre rangées, avec quatre trous. Une carte peut aller dans un trou si elle est de la même couleur que la carte à gauche du trou et d’un rang au-dessus. Le but est d’ordonner chaque rangée. Avant chaque déplacement, regarde où se trouvera le trou que tu crées : un trou juste à droite d’un 2 est précieux, un trou à droite d’une carte qui n’a pas de suivante est mort.

Spider et Scorpion : construire dans la couleur

Le Spider

Le Spider est arrivé dans Windows à la fin des années 1990. Il se joue avec deux jeux, soit 104 cartes, sur dix colonnes, avec cinq distributions en réserve. Dans les colonnes, tu peux poser n’importe quelle carte sur une carte d’un rang au-dessus, quelle que soit sa couleur. Mais on ne déplace un groupe que s’il forme une suite dans la même couleur. Une suite complète, du roi à l’as dans une même couleur, quitte la table. Quand tu es bloqué, une distribution pose une carte sur chaque colonne. Dans la règle classique, on ne peut pas distribuer tant qu’une colonne est vide.

Tout dépend du nombre de couleurs : une seule couleur, et la partie est longue mais tranquille ; deux couleurs, et il faut déjà réfléchir ; quatre couleurs, et c’est l’un des solitaires les plus difficiles.

Les conseils : une colonne vide vaut mieux que n’importe quelle suite à moitié faite. Quand tu as le choix, pose une carte sur une carte de sa couleur, même si l’autre option semble plus pratique. Et avant une distribution, range tout ce que tu peux, car les nouvelles cartes recouvrent tout.

Spider Solitaire te fait choisir 1, 2 ou 4 couleurs. Ton score part de 500 et perd un point à chaque coup : une partie gagnée en cent coups vaut plus que la même partie en trois cents. Best Classic Spider Solitaire est l’autre version du site.

Le Scorpion

Scorpion Solitaire ressemble au Spider avec un seul jeu. On construit aussi dans la couleur, mais on peut déplacer n’importe quelle carte visible avec tout ce qui est posé dessus, même si ce n’est pas en ordre. Cette liberté se paie : chaque déplacement casse quelque chose ailleurs. Le Yukon, une variante du Klondike, repose sur le même principe, mais il n’est pas sur le site.

Les solitaires qu’on enchaîne

Le TriPeaks

Trois pics de cartes qui se chevauchent, une défausse et une seule règle : tu retires une carte d’un rang au-dessus ou au-dessous de celle de la défausse, peu importe la couleur. Sur un 7, un 6 ou un 8. Quand rien ne va, tu retournes une carte du talon. Le TriPeaks a été inventé en 1989.

Avant de commencer une chaîne, regarde jusqu’où elle te mène : monter 8, 9, 10 peut couper la route vers les 7 et les 6 dont tu auras besoin. Commence par le pic qui cache le plus de cartes, et n’utilise le talon que quand tu n’as vraiment plus de coup.

Solitaire Garden, le solitaire le plus joué du site, ajoute un jardin qui pousse de niveau en niveau, mais ce sont les cartes qui décident. Kings and Queens Solitaire TriPeaks commence par une petite démonstration de la règle. La série Solitaire Story TriPeaks, puis Solitaire Story TriPeaks 4 et 5, ainsi que Solitaire TriPeaks 2, Solitaire TriPeaks Garden et Tripeaks Solitaire Holiday suivent la même règle.

La Pyramide

Vingt-huit cartes en pyramide. Tu retires deux cartes découvertes dont la somme fait 13 : as et dame, 2 et valet, 6 et 7. Le valet vaut 11, la dame 12, et le roi, qui vaut 13, part tout seul. Une carte est jouable quand aucune carte ne la recouvre, et la carte retournée du talon peut faire paire. Compte les cartes : si tu as utilisé trois 6 sur quatre, le dernier 7 dépend du dernier 6. Défais la pyramide des deux côtés plutôt que de creuser un seul coin. Pyramid Solitaire la propose : une partie courte, souvent décidée dès les premiers coups.

Le Croissant

Dans Crescent Solitaire, huit piles au centre : quatre montent à partir des as, quatre descendent à partir des rois, chacune dans sa couleur. Le reste du jeu forme un arc de petites piles dont seule la carte extérieure se prend. Tu as trois mélanges de l’arc, et une horloge. Ne pense pas qu’aux as : chaque carte posée sur une pile de roi libère autant de place dans l’arc.

Le solitaire du jour

Parmi nos jeux du jour, trois se jouent avec des cartes. Nous les préparons nous-mêmes, en français.

Le solitaire du jour distribue chaque jour la même donne de Klondike à tout le monde. Elle a été résolue puis rejouée coup par coup avant sa mise en ligne : il existe toujours un chemin jusqu’au bout. Tu choisis 1 ou 3 cartes, les annulations sont illimitées, un bouton propose un coup, et « Faisable ? » te dit si ta position peut encore être gagnée. « Nouvelle donne » tire une donne vérifiée au hasard, en Facile, Moyenne ou Difficile.

Le Spider du jour propose une donne par jour à 1, 2 et 4 couleurs, gagnée par notre solveur avant d’être publiée. Le FreeCell du jour donne chaque jour un FreeCell, un Baker’s Game et un Eight Off. Le Baker’s Game est l’ancêtre du FreeCell : mêmes cellules, mais on descend dans la même couleur. L’Eight Off a huit cellules, dont quatre occupées au départ.

Les jours passés restent ouverts dans un calendrier, et tes séries et statistiques sont enregistrées dans ton navigateur, sans compte.

Contre l’ordinateur : gin rami, bridge et jeux façon Uno

Le gin rami

Gin Rummy Classic se joue à deux. Chacun reçoit dix cartes et cherche à les grouper en brelans ou carrés, trois ou quatre cartes de même valeur, et en suites, au moins trois cartes qui se suivent dans la même couleur. À ton tour, tu prends une carte au talon ou sur la défausse, puis tu en jettes une. Quand tes cartes isolées, celles qui ne font partie d’aucune combinaison, valent dix points ou moins, tu peux frapper et arrêter la manche. Si toutes tes cartes sont combinées, c’est un gin, qui rapporte un bonus. Dans la règle classique, l’as vaut 1 et les figures 10.

La stratégie tient en trois idées. Débarrasse-toi tôt des figures isolées, qui comptent lourd contre toi. Regarde ce que l’adversaire ramasse : s’il prend le 7 de cœur, ne lui jette ni le 6 ni le 8 de cœur. Et frappe tôt avec quelques points plutôt que d’attendre un gin : une manche que tu termines, il ne la termine pas.

Le bridge

Le bridge se joue à quatre, en deux équipes, Nord-Sud contre Est-Ouest, avec 52 cartes. Chaque donne commence par les enchères : les équipes annoncent un contrat, un nombre de levées et une couleur d’atout, ou sans-atout. Un contrat de 1 promet sept levées sur treize, un contrat de 7 les promet toutes. Puis vient le jeu de la carte, en treize levées, où l’on doit fournir la couleur demandée. Le partenaire du déclarant étale son jeu sur la table : c’est le mort. Pour évaluer une main, on compte en général 4 points pour un as, 3 pour un roi, 2 pour une dame et 1 pour un valet. Bridge s’adresse surtout à ceux qui connaissent déjà les enchères.

La famille Uno

Le Uno a été créé en 1971 aux États-Unis. La règle de base : poser une carte de la même couleur ou de la même valeur que celle du dessus, sinon piocher. Le premier qui n’a plus de carte gagne la manche. Classic Uno reprend ce principe. 4 Colors se joue à deux, trois ou quatre, et la partie se termine quand quelqu’un atteint 250 points, comptés sur les cartes restées en main chez les autres. Débarrasse-toi donc d’abord de tes cartes fortes, et quand un adversaire n’a plus qu’une carte, jette la plus chère plutôt que la mieux assortie. Four Colors World Tour Multiplayer et Duo Cards complètent la famille.

Par où commencer, et ce que tu ne trouveras pas

Du plus doux au plus exigeant : le TriPeaks et le Spider à une couleur, puis le Klondike en 1 carte, la Pyramide, le FreeCell, le Klondike en 3 cartes, le Spider à quatre couleurs et les Quarante Voleurs avec un seul passage. Pour une partie qui ne doit rien à la chance, le FreeCell ; pour une pause de cinq minutes, le TriPeaks ; pour une longue soirée, le Spider. Il n’y a rien à lire sur les cartes, tous ces jeux se comprennent sans parler anglais, et le bouton « Plein écran » sous chaque jeu agrandit les cartes, ce qui aide beaucoup sur téléphone.

Pour sortir des sentiers battus, Emerland Solitaire et Pirate Cards sont aussi dans la catégorie.

La belote, qui se joue à 32 cartes et reste le jeu de cartes le plus joué en France, n’est pas sur le site, et le tarot non plus. Le gin rami est ce qui s’en rapproche le plus ici.

Pour d’autres jeux qui se jouent seul et au calme, va voir les jeux de mahjong ou le sudoku. Les dames, le backgammon et les échecs sont rangés dans les jeux de société.

Questions fréquentes

Quel solitaire était dans Windows ?

Le Klondike, livré depuis Windows 3.0 en 1990. Le FreeCell et le Spider sont arrivés dans des versions suivantes de Windows.

Une donne de FreeCell peut-elle être impossible ?

C’est très rare. Sur les 32 000 donnes de la version Windows, une seule, la numéro 11982, n’a pas de solution. Le Klondike, lui, a beaucoup plus de donnes perdues d’avance.

Faut-il un compte pour garder ses statistiques du solitaire du jour ?

Non. Tes séries et statistiques sont enregistrées dans ton navigateur. Si tu effaces les données du site ou changes d’appareil, elles repartent de zéro.

Peut-on jouer à la belote ou au tarot ici ?

Pas pour l’instant. Les jeux à plusieurs du site sont le gin rami, le bridge et les jeux de défausse à la Uno.

Quelle différence entre le gin rami et le rami ?

Le gin rami se joue à deux avec dix cartes chacun, et la manche s’arrête quand un joueur frappe. Au rami, on peut être plus nombreux et on pose ses combinaisons sur la table au fil de la partie.

Jeu au hasard